mardi 23 septembre 2008

Sea, (tourisme) sex(uel) & rain

Parce que les bidonvilles, la misère, les inondations et tout le toutim, c’est fatiguant, physiquement et psychologiquement, et que les Philippines ne se résument pas à cela, Claire-Marie et moi avons décidé de partir vadrouiller un peu au bord de la mer pour voir un peu de pays et nous détendre le temps d’un week-end.

Direction Olongapo, ancienne base militaire américaine, et plus précisément Barrio Barretto, un petit patelin à 5km de là, réputé pour être plus calme, plus nature et moins onéreux. Entre tricycle, bus, jeepney (sorte de mini bus national aménagé sur d’anciennes jeeps américaines) et marche à pied, je crois que nous avons testé quasiment tous les modes de transport terrestres disponibles ! Mais c’était bien sympa !



La preuve en image, dans le bus !

Les fameuses jeepneys qui attendent d’être pleines pour partir.

Nous nous sommes dégoté un petit hôtel, directement sur la plage bien que sans prétention, et plutôt sympa. Installation dans la chambre, baignade, et ce que nous avions commencé à sentir en arrivant jusqu’à l’hôtel se confirme : le nombre de couples « blancs »/petites jeunes philippines est nettement supérieur à ce que j’appellerais la « normale ». C’est officiel, ou presque, nous avons atterri dans un coin où le tourisme sexuel est monnaie courante.

Maintenant, nous en voyons partout : dans la rue, sur la plage, au bar de l’hôtel, dans le restaurant… Nous sommes cernées ! Généralement, les « clients » sont de vieux américains, la soixantaine bien sonnée (parfois moins aussi), bedonnants, tatoués, cheveux longs, et, maintenant que je les vois autrement, complètement écœurants… Les filles quant à elles sont jeunes, voire très jeunes (bien qu’il soit difficile de leur donner un âge, elles ont souvent l’air très jeunes du fait qu’elles sont petites et menues). Trop jeunes ???

Pendant que nous dînons, nous regardons autour de nous, et une multitude de questions nous assaille : déjà, comment font-ils pour se regarder dans la glace le matin ? Où est leur fierté ? Comment peut-on venir à cela ? Et entre eux, est-ce qu’ils se connaissent ? Est-ce qu’ils sont amis ? Est-ce qu’ils se racontent leurs histoires ? Se transmettent-ils leurs « bons plans » ? Comment rencontrent-ils ces filles ? Ont-ils une famille ? Des enfants (nous en voyons certains se balader avec ce qui nous semble être femme et enfants) ? Sont-ils tous venus là pour la même raison ?

Le pire (ou pas), c’est que quand on les voit se balader main dans la main sur la plage, on a presque l’impression que c’est romantique, qu’il y a une vraie relation entre eux. Donc soit nous sommes paranoïaques, et oui, ils s’aiment, soit nous n’avons vraiment rien compris à ce qui se passe ici, soit ils se mentent à eux même (et à la fille ?), se donnant bonne conscience en vivant dans l’illusion qu’ils pourraient tomber amoureux.

Et les filles : sont-elles conscientes de ce qu’il se passe ? Cherchent-elles un passeport pour les Etats-Unis ? Quelqu’un qui pourra les entretenir pendant 1 semaine, 1 mois, ou 1 vie ?

Toutes ces questions nous trottent dans la tête, mais bien sûr, nous n’osons pas les poser… Et puis quoi encore ? Nous, jeunes filles bien éduquées, parler avec ces vieux pervers ? Non mais oh !

Malgré la gravité du sujet, le ridicule de la situation nous fait quand même parfois rigoler : entre le vieux beauf tatoué qui fait de la boxe tout seul sur la plage devant son « harem », ou la jeune fille qui veut, dans un élan de romantisme, courir sur la plage main dans la main avec son « amoureux », qui du haut de ses 65 ans (environ) ne réussit à « courir » que pendant 3 secondes, c’est parfois franchement risible !!!

A tout cela, la pluie est venue ajouter son grain de sel ! A notre retour, on nous apprend qu’en effet, un typhon est en préparation, d’où le sale temps ! Personne n’aurait pu nous prévenir ????

Ce n’était pas vraiment ce que nous en attendions, mais nous avons quand même bien « coupé » pendant ce petit week-end. Nous avons bien profité de la table proposée par le restaurant de l’hôtel, pouvant déguster pour la première fois depuis notre arrivée vin (UN verre…), pizzas, coupes glacées (youpi, pas un grain de riz à l’horizon de mon assiette !!!)… Et puis la plage était quand même sympa !




mardi 16 septembre 2008

Deux jours à Manille : jour 2

Pour ce deuxième jour sur Manille, le programme était à nouveau assez chargé : passage par le grand marché de Manille, Divisoria, visite de familles de jeunes de l’association, et en fin de journée, retour sur Balanga.

Le marché, nous l’avons à peine vu, mais pour vous expliquer le contexte des visites de famille, bref retour sur l’association dans laquelle se déroule notre mission.

ACAY (Association Compassion Asian Youth), chapoté par 4 sœurs Missionnaires de Marie (congrégation créée il y a un peu plus d’un an par des sœurs des Béatitudes), regroupe 3 programmes :

  • l’Ecole de Vie (School of Life = SOL) qui accueille une petite vingtaine de jeunes filles entre 14 et 20 ans, venant la plupart du temps de milieux très défavorisés, et ayant été abusées, bien souvent sexuellement. Elles passent généralement 5 ans à l’Ecole de Vie où elles apprennent à vivre avec leur passé, à reprendre confiance en elles, pour, à terme, être capables de vivre de façon indépendante dans de bonnes conditions. Elles sont prises en charge à temps plein et vivent dans une maison à Balanga, dans la province de Bataan, qui a quasiment été offerte à l’association il y a un an (et qui a besoin de pas mal de travaux, donc de donateurs, avis aux intéressés !!!). C’est principalement là que ma mission me porte et où je passe la plupart de mon temps.
  • Le Family Program : je n’y ai pas encore vraiment eu affaire, mais de ce que j’en ai compris, le but est de renouer des liens entre les jeunes de l’association et leurs familles, de manière à ce que les deux « parties » évoluent dans le même sens.L
  • Le programme MVP (Marcel Van program, du nom d’un martyr vietnamien), a pour objectif d’aider à la réinsertion des jeunes sortant de prison et issus également des quartiers « chauds » de Manille, où le programme est basé. Contrairement à SOL, MVP n’est pas un programme à temps plein : les jeunes vivent dans leurs familles, et se retrouvent au moins toutes les semaines pour des réunions et le week-end pour partir à Balanga rejoindre le programme SOL.

Laurent, un volontaire français qui travaille principalement sur ce dernier programme, a entre autres pour missions de rendre visite aux familles de ces jeunes garçons (18-21 ans environ) afin de leur expliquer le programme, de les impliquer, de leur faire comprendre tout ce que MVP peut apporter à leurs fils, et de suivre chaque garçon individuellement. C’est donc dans une de ses « tournées » que nous l’avons accompagné jeudi.

Direction Tondo, quartier de Manille où vivent des milliers de familles entassées dans des bidonvilles et où la densité de population est l’une des plus élevées au monde (65 000 hab/km² vs 20 000 à Paris !!!). La misère apparente, l’odeur écœurante et les enfants pieds nus qui courent derrière la voiture des blancs sont autant de chocs à encaisser en un temps record ! Le quartier est tristement célèbre pour sa « smokey mountain », ou montagne fumante, déchetterie de Manille, véritable colline sur laquelle vivaient des milliers de familles jusqu’à ce qu’elle s’écroule il y a quelques années, faisant des milliers de victimes. La smokey mountain est désormais fermée, mais de plus petites subsistent, bien qu’inaccessibles pour les ONG et les visiteurs. La déchetterie demeure également, et dès qu’un camion arrive pour vider sa cargaison, une nuée de gens, souvent des enfants, se ruent dessus, montant dans le véhicule en mouvement pour être les premiers à se servir, récupérer ce qui pourra leur servir, notamment les déchets recyclables qu’ils pourront revendre pour gagner quelques pesos. Spectacle à peine croyable...

A Tondo vit aussi la famille de Lucky Joe, un garçon de 18 ans, qui a participé à la formation prévue pour les « nouvelles recrues » du programme MVP 2008 il y a quelques semaines. Lucky Joe a toujours été habitué à voler pour vivre, et c’est cela qui l’a mené en prison. Au bout de quelques jours de formation, il a décidé de quitter le programme, de peur de ne pas pouvoir s’empêcher de voler et de faire souffrir les personnes qui lui avaient tendu la main. Pourtant, au moment de partir, il est pris la main dans le sac, en train de voler le téléphone portable d’un staff de l’association. Il éclate en sanglots, honteux de son acte, probablement effrayé à l’idée de pouvoir retourner en prison, demande pardon. Pardon accordé, Laurent lui propose de rentrer chez lui, prendre un peu de temps pour réfléchir, et décider si oui ou non il souhaite faire partie du programme MVP (ça me fait penser à l’histoire de Jean Valjean, espérons qu’il aura la même destinée !).

La famille de Lucky Joe (ses frères, sœurs, belles sœurs et parents, environ 10 personnes) vit dans un bidonville, auquel on accède par une ruelle d’environ 1,5m de large, humide, bruyante, et relativement malodorante. Ils occupent une petite pièce d’environ 10m² avec un étage que je n’ai pas visité mais qui doit faire à peu près la même taille. Lucky Joe (qui parle à peine anglais) confie à Laurent (en tagalog) que sa famille a de vrais problèmes d’argent. Pourtant, hospitalité philippine et tradition obligent, nous sommes accueillis à coups de bouteilles de coca, et ils vont même jusqu’au fast food du coin pour nous offrir de quoi manger. Nous n’avons nullement faim, et le plat ne nous semble pas bien appétissant, nous nous sentons pourtant obligés d’y faire honneur. En partant, Laurent nous annonce une bonne nouvelle : Lucky Joe, même s’il n’est pas encore bien certain de sa décision, souhaite continuer de suivre le programme MVP ! Affaire à suivre…

Toujours à Tondo, un peu plus loin, vit Darwin, un autre garçon sur qui veille MVP depuis cette année. Le quartier est loin d’être sûr, surtout pour des blancs, si bien que nous l’attendons à l’entrée, enfermés dans la voiture, pour qu’il nous ouvre la voie et que les habitants du bidonville voient que nous sommes les « invités » de l’un des leurs. Lorsqu’il arrive, nous le sentons inquiet. En effet, il explique à Laurent que depuis la veille, la guerre des gangs fait à nouveau rage dans son quartier. Le matin même, des hommes armés étaient entrés et avaient menacé les habitants du bidonville, heureusement sans faire de victime. N’étant pas des kamikazes dans l’âme, nous décidons, bien qu’attristés par la situation, notamment pour Darwin, de rebrousser chemin.

Au cours de ces visites, nous étions également accompagnés par Domingo, un jeune philippin de 19 ans souriant, rieur, blagueur, et serviable, ancien du programme MVP. Pendant que nous parcourions les rues de Manille, il nous a raconté très simplement quelques passages de son histoire. Et c’est certainement cela qui m’a le plus remuée durant cette journée. Il nous montre, par exemple, le centre commercial où il avait l’habitude de trainer quand il était plus jeune. Un peu plus loin, en bonnes françaises, nous lui parlons de l’alcool, du fait que nous aimons bien boire un verre ou deux (voire plus) de temps en temps, et lui nous explique que c’est fini, il ne boit plus, plus une goutte. Il a commencé à boire quand il avait 14 ans, et a certainement trop bien vu les dégâts que cela pouvait causer, surtout vivant dans un quartier très insécurisé. Là, forcément, je me sens bête. Je ne sais pas trop quoi lui dire, à part quelque chose du genre « c’est mal de boire… ».
Encore plus loin, il nous montre l’endroit où il a commencé à se droguer. Il avait 12 ans. Et je me sens encore plus bête, partagée entre l’envie de juger, de le plaindre, ou de me mettre en colère contre ce système qui laisse des milliers de gamins de 12 ans se droguer dans la rue aussi facilement.
Si Domingo a atterri à MVP, c’est qu’il est passé par la case prison lorsqu’il était mineur. Je ne sais pas exactement pourquoi, je n’ai pas osé lui demander, probablement une histoire de vol (MVP aujourd’hui n’accepte pas les cas « lourds » du type meurtre, viol…), mais quand on voit l’environnement dans lequel il a évolué, comment peut-on vraiment lui en vouloir ? S’il est coupable, il est avant tout victime, victime de la misère, victime d’un système injuste, corrompu et inégal.

Aujourd’hui, il me confie qu’il souhaite devenir policier, mais attention, pas véreux (ils sont déjà si nombreux…), pour aider les gens de son quartier, et avant ça, il aimerait s’engager comme volontaire au sein de l’association. Il semble sorti d’affaire, mais son passé ne risque-t-il pas de le rattraper un jour ?

En tout cas, lorsque j’ai fait sa connaissance, je ne voyais en lui que le garçon blagueur et sympathique, sans savoir ce par quoi il était passé auparavant. Lorsque je lui parlais, c’était de tout et de rien, surtout de rien d’ailleurs. Sur le coup, j’hésitais entre me sentir bête pour la futilité de mes propos, de mes attitudes, de mon propre vécu, bien rose en comparaison, et le sentiment qu’après tout, c’est la vie, que certes nous venons de milieux différents, que c’est ça qui fait la richesse d’une rencontre, d’un échange, et que « parler de tout et de rien » est aussi une porte pour parler plus, d’autres choses, de ce qu’il voudra partager. Je crois que ce 2ème sentiment est le plus sain, ce n’est pas en le regardant à travers le prisme de son passé qu’il pourra, tout comme les autres garçons du programme, évoluer. Il faut voir en eux ce qu’ils sont aujourd’hui, ce qu’ils veulent devenir, de façon à ce qu’ils puissent avancer. Et à ce que j’avance également…

Un bien long post cette fois-ci, félicitations aux courageux qui seront allés jusqu’au bout ! Pas de photos pour illustrer, sortir mon appareil dans ces conditions aurait été non seulement dangereux, mais surtout, à mes yeux, indécent ! J’espère que vous aurez compris, par ces quelques lignes, comment ces 2 journées m’auront fait passer à une autre étape de ma mission et poussée à une réflexion plus approfondie sur la situation des jeunes dont l’association a la charge, filles ou garçons, et sur le sens de mon passage ici…

Deux jours à Manille : jour 1

Cette semaine, Claire-Marie, Magalie (la cousine d’une des sœurs, en visite pour 2 semaines) et moi nous sommes rendues à Manille pour quelques jours. Objectifs : nous faire voir un peu la ville, et surtout découvrir un peu d’où viennent les jeunes dont nous nous occupons dans le cadre de notre mission.

Arrivée mardi soir, par le fameux car sur-climatisé Balanga-Manille, et dès mercredi matin, décollage pour Makati, le quartier « chic » de Manille. Entre un passage à l’ambassade pour nous faire immatriculer et un autre chez un donateur de l’association, nous nous sommes rendues dans les locaux de la fondation Virlanie dont les sœurs sont très proches, ayant fait leurs premières armes à leur arrivée aux Philippines il y a plus de 10 ans avec le fondateur de Virlanie.

Virlanie a été fondée en 1992 et est aujourd’hui l’une des institutions majeures œuvrant pour les enfants des rues à Manille. Pour cela, elle a créé au fil des années différents programmes visant à accueillir les enfants des rues, voire leurs familles : des programmes résidentiels pour jeunes garçons et jeunes filles abusés, enfants handicapés, abandonnés… En parallèle, des programmes mobiles d’éducation et médicaux, un centre d’accueil de jour, de suivi de jeunes mères célibataires et de leurs enfants ou encore d’aide aux enfants en conflit avec la loi viennent compléter l’action de la fondation.

Nous avons rapidement visité le drop-in center, maison où sont accueillis les enfants des rues avant d’être dispatchés dans des centres d’accueil permanents. C’est là que nous avons rencontré un jeune enfant hermaphrodite et handicapé mental recueilli par la fondation quelques jours auparavant. D’après ce qu’on nous a dit, depuis qu’il a atterri là, son comportement a déjà changé. Il sera bientôt opéré, pour faire de lui un petit garçon (quand on le voit, il en a déjà tout l’air !), puis placé dans une maison qui saura subvenir à ses besoins. L’utilité de l’action de Virlanie ne fait aucun doute, mais, question qui me trotte dans la tête, pour un enfant comme celui-là récupéré par la fondation, combien encore errent dans les rues, avec une survie et un avenir plus qu’incertains ?

Pour passer à quelque chose de plus « léger » (quoi que…), avant notre arrivée à Virlanie, il a commencé à pleuvoir : pas de la petite pluie qui mouillotte, non. La vraie grosse pluie, version douche qui trempe jusqu’aux os, et surtout, qui inonde les rues…




Quand on dit que les philippins sourient beaucoup !

En soit, pour nous, petites européennes, une inondation comme ça, c’est assez amusant. Et puis dans la rue, quand on voit des enfants qui prennent la route pour une piscine géante, qui nagent, qui sautent, qui s’amusent, on se dit que ce n’est pas si terrible que ça finalement une inondation. Jusqu’au moment où quelqu’un nous conseille, nos pieds étant trempés, de nous les laver soigneusement, faute de quoi nous pourrions attraper tout un tas de maladies de peau, l’eau des rues n’étant pas à proprement parler limpide : immondices en tout genre, urine de rats (et sûrement pas que de rats !), pollution, etc., tout cela forme un cocktail bien malsain.

Là du coup, on voit les choses différemment : on repense aux enfants qui 5mn plus tôt plongeaient dans l’eau en riant aux éclats (avalant de l’eau par la même occasion), à toutes les familles qui n’ont d’autre choix que de vivre dans cet environnement, aux dégâts qu’une inondation comme cela peut causer… Et c’est sans doute là que nos mentalités d’européennes commencent à évoluer…



PS : si vous voyez quelqu’un qui se balade dans la rue avec un magnifique parapluie rose + palmiers noirs, mystérieusement disparu au moment de cette inondation alors qu’il séchait tranquillement dans un coin, merci de lui demander de le ramener à sa propriétaire, bien trempée après tout ça !

lundi 8 septembre 2008

Métro, boulot, dodo ???

Il y a à peine quelques semaines, la routine parisienne se résumait (plus ou moins) pour moi à : métro, boulot, dodo... Ou plutôt bus/métro/bus (porte de la Chapelle->Aubervilliers, bus 65, que du bonheur, odeurs comprises...), boulot, dodo.

Aujourd'hui, le dodo est toujours là (la plupart du temps !!!), le boulot aussi, mais il a bien changé, je vais de découvertes en découvertes, surtout au plan humain. Le métro en revanche a été remplacé par quelques minutes de marche à pied, parfois sous un soleil de plomb, mais le paysage est désormais bien différent :

La rue dans laquelle j'habite, juste en sortant de l'appartement !



Petite rizière sur le chemin de l'Ecole de Vie. Tout au fond, des montagnes, au loin on voit des maisons plutôt sympas, et juste devant des bidonvilles. Le paradoxe philippin...


Autant dire que le fameux bus 65 et le métro ne me manquent pas !!! A venir : des photos de notre petit appartement, dès qu'il sera un peu aménagé !

mercredi 3 septembre 2008

Week-end pieds dans l’eau !

Samedi et dimanche dernier a eu lieu pour les 7 filles nouvellement rentrées à l’Ecole de Vie un week-end ayant pour thème : « team building ». Objectifs : leur (et nous) permettre de mieux se connaître, resserrer les liens entre elles et leur apprendre à travailler en équipe.

Départ samedi matin aux aurores dans un mini-bus bien chargé. Après un peu plus d’une heure de route, nous arrivons dans un resort de rêve (au moins de dehors, dans les chambres la chanson était bien différente ! ;-) ) en bord de mer. Voilà de quoi vous en donner une petite idée :


Entre chasse au trésor, élaboration d’un cri de ralliement, bingo humain, jeux « à l’aveugle » et plein d’autres activités, le week-end fut bien chargé !

Nous avons tout de même eu le temps de profiter un peu du paysage, de la plage et de la mer ! Je crois ne jamais m’être baignée dans une eau aussi chaude ! Bien 32-35°C à mon avis !

Quelques petites photos pour la route :

Une ch'tite photo de groupe (si si, je suis dessus !)

Une autre ch'tite photo de groupe (je n'y suis pas par contre...)

Les sept "petites nouvelles" de l'Ecole de Vie

Oh! Qui que c'est qu'on voit sur la photo ??? (juste pour vous montrer que oui, c'est bien moi qui suis aux Philippines...)

Petit bateau de pêcheurs de bon matin sur la plage en face du resort

L'une des assistantes sociales, Tess, et... moi, encore et toujours !

Coucher de soleil plutôt sympa dans le genre...