samedi 7 novembre 2009

Blog temporairement laissé de côté, comme vous l'avez sans doute remarqué... Par manque de temps, d'énergie, d'inspiration...

Pour des infos en temps réel, ou presque, des photos, etc., RDV sur Facebook!!!

mardi 5 mai 2009

Appel à parrains ou marraines

Bon, vous l'aurez compris, je crois que je vais avoir du mal à tenir ma cadence de mise à jour de blog du début! Mais comme chacun sait, ce n'est pas la quantité qui compte, mais bel et bien la qualité (oui oui, je parle bien de mon blog...) !

Si j'ai décidé de reprendre mon "e-plume" aujourd'hui, c'est pour vous proposer la bonne action que vous rêvez tous de faire: parrainer l'une des filles de l'Ecole de Vie ! Nous venons en effet d'accueillir 10 filles âgées de 13 à 16 ans pour deux semaines de formation. Elles intègreront officiellement le programme dans une semaine!

Tout au long de leur séjour à l'Ecole de Vie, la grande majorité de leurs dépenses seront financées grâce à leurs généreux parrains. On estime à environ 100€ les besoins d'une fille par mois. Deux types de parrains cohabitent pour chaque fille:
  • un parrain "Enfants du Mékong" (association qui oeuvre pour la scolarisation des enfants en Asie du sud-est) qui permet de financer leurs études (frais d'inscription, repas à l'école, transport, dépenses scolaires diverses, etc.)
  • un (ou plusieurs selon les besoin) parrain(s) "interne(s)", via les contacts et amis des membres de l'association, qui permettra de financer toutes les autres dépenses (logement, habillement, nourriture...)

C'est donc pour cette 2ème catégorie de parrains que j'ai aujourd'hui besoin de VOUS !!!!

Le principe est simple: vous versez chaque mois la somme de votre choix (généralement de 20 à 50€) pour votre filleule, et en contrepartie vous recevrez régulièrement de ses nouvelles (lettres, photos...) qui vous permettront de voir ses progrès et de suivre son évolution!

Cerise sur le gâteau: en plus du bien-être immense que vous procurera l'idéee d'aider une jeune fille philippine à grandir et à recouvrir de ses traumatismes passés, vous recevrez également tous les ans un reçu fiscal qui vous ouvrira un droit à réduction d'impôts de 66% du montant de votre don (dans la limite annuelle de 20 % de votre revenu imposable - cf article 200 du CGI). Mais bon je dis ça, mais je ne doute pas que la raison du coeur viendra avant celle du portefeuille!!!! Eh eh eh... ;-)

Si vous êtes intéressés (ce dont je ne doute pas), voici comment procéder:
  1. rendez-vous à l'adresse suivante: http://docs.google.com/Doc?id=ddnc55sp_39jxznsdj
  2. là vous trouvez un document que vous complétez, et :
  • vous me renvoyez la 1ère partie
  • vous conservez la 2nde qui vous permettra de mettre en place le virement automatique auprès de votre banque
  • vous renvoyez la 3ème partie à l'adresse indiquée (pour recevoir vos reçus fiscaux en fin d'année)

3. je vous attribue une filleule, et c'est parti !!!

C'est aussi simple que ça!

N'hésitez surtout pas à me contacter si vous avez d'avantage de questions, concernant l'association, la mission, les parrainages ou autres, je me ferai un plaisir de vous répondre!

Merci d'avance pour votre aide! Et comme dirait un certain bonhomme au nez rouge: ON COMPTE SUR VOUS!!!!!
Ci-dessus une partie de la plaquette de présentation des programmes d'ACAY

jeudi 19 mars 2009

Après un long silence...

...ces dernières semaines ont été assez chargées, me voici de retour sur mon blog ! Je ne vais pas pouvoir tout vous raconter, mais je vais essayer de vous donner un aperçu de ce qui a pu me marquer, me surprendre ou me choquer :

Depuis le début de l’année, mon poste a un peu évolué, et outre le travail que je fais auprès des filles à Balanga, je me rends désormais au moins une fois à Manille pour assister les garçons dans une activité de vente de fruits qui leur permet d’économiser de l’argent afin de financer leurs études. En gros, je contribue à organiser les ventes elles-mêmes, aux sorties d’églises le plus souvent, accompagne parfois les garçons et essaie de leur donner des conseils pour vendre plus, organise les livraisons lorsque nous avons des commandes, et c’est moi qui collecte les sous ainsi gagnés par les garçons et m’assure que tout s’est bien passé.
Ainsi la semaine dernière, nous avions envoyé les garçons livrer des mangues, et en fin d’après-midi, je commençais à m’inquiéter de ne pas en voir rentrer un. Lorsqu’enfin il a réapparu, avec une bonne heure de retard, il me raconte qu’il a été victime d’un "hold-up" : un homme l’a suivi alors qu’il se rendait aux toilettes, et lui est tombé dessus avec une espèce de bâton pour le frapper, et lui voler son argent. Malheureusement pour l’agresseur, il était tombé sur un pro des arts martiaux, et s’est fait renvoyer dans le décor illico presto. Donc globalement, à part des poings un peu endoloris pour le garçon du programme, tout est bien qui fini bien. Pour cette fois en tout cas.
Cet épisode m’a fait réaliser que ces garçons, de part le milieu dans lequel ils vivent, risquent leur vie tous les jours, et peuvent très bien se prendre un coup de couteau ou une balle dans la tête demain. Tous ont, ou ont eu des relations peu recommandables, dans des gangs par exemple, dont la violence est légendaire, et même pour de simples problèmes de voisinage, on préfère souvent frapper avant de parler, ce qui engendre des drames malheureusement trop banalisés. Et me dire que ce garçon, que je considère comme les autres un peu comme un petit frère, aurait pu mourir, là, alors qu’il était plus ou moins sous ma responsabilité, me donne véritablement la chair de poule…
On sent d’ailleurs que nombreux sont les garçons dont on s’occupe qui ont le sang chaud : même s’ils sont tout à fait charmants et semblent « normaux », on sent, et parfois on voit, que dans certains conditions, un rien suffit pour mettre le feu aux poudres et les faire sortir de leurs gonds. Les hommes philippins sont excessivement fiers, et toute atteinte à leur fierté risque de se faire payer par les poings…
Et pourtant, malgré cela, ils veulent vraiment changer de vie : ils veulent apprendre, aller à l’école, trouver un travail, gagner leur vie honnêtement. Je commence à me rendre compte des difficultés qu’ils doivent surmonter pour y arriver s’ils doivent véritablement se battre tous les jours pour rester en vie…

Un visiteur (qui se reconnaîtra sans doute) m’a fait remarquer il y a quelques semaines qu’il n’y avait pas tant de personnes que ça qui semblaient vivre dans les rues, en comparaison avec un pays comme l’Inde par exemple. J’ai une explication partielle à cela…
D’après ce qui m’a été raconté (et je n’ai aucune raison de douter de la véracité de ces propos), les têtes politiques de Manille (maire, présidente…) ont décidé de « nettoyer » les rues de Manille.
Voici la méthode : des bus parcourent les rues de Manille et embarquent les familles qui y vivent. Elles sont déposées dans un centre qui vise justement à accueillir les familles des rues. Jusque là, ça va…
Là, on demande aux familles de laisser le peu d’affaires qu’elles possèdent, en gros il ne leur reste que leurs haillons sur le dos, et sont à nouveau embarquées dans des bus, de nuit cette fois. Et ce sont donc des bus complets qui quittent la ville vers la province, et après s’être éloignés le plus possible de Manille, déposent des familles entières, dépossédées de tout, au milieu des champs, au petit matin, et s’en vont, les abandonnant au milieu de nulle part.
Voilà donc comment Manille veut paraître comme une ville « propre ». Difficile de croire que de telles pratiques soient humainement possibles de nos jours, et pourtant…

Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, il y aurait pourtant tellement à dire… Mais je vous en garde un peu pour une prochaine fois !

dimanche 1 février 2009

Re-vacances

Me voilà de retour de 5 jours de vacances sur l'ïle de Bohol avec Anne-Charlotte et Jérémie.
Entre bronzette sur la plage, baignades dans la mer ou la piscine de l'hôtel, snorkeling, visite de l'ïle, parties de Uno endiablées (rien à dire, je suis la meilleure...) et autres, la semaine fut courte, mais bien dépaysante!

Un tarsier, espèce de mini-singe ascendant Gremlins (assez laid, il tient dans la paume de la main) qu'on ne trouve que dans cette région.



Les célèbres Chocolate Hills de Bohol (rien à voir avec le chocolat cela dit, si ce n'est leur couleur en période de sécheresse)

Plage où nous avons passé la journée pour faire un peu de snorkeling

Photo qui n'a pas grand intérêt si ce n'est celui de pouvoir se moquer d'eux pendant un petit moment ;-)

Donc voilà, encore une semaine bien agréable. Même s'ils ne sont pas venus que pour me voir, je suis très touchée par la venue d'Anne-Charlotte et Jérémie. Et j'ai l'impression que leur séjour leur a bien plu, donc avis aux amateurs pour de prochaines vacances !

J'ai deux semaines devant moi pour me reposer un peu (bah oui, c'est fatiguant les vacances...) avant de partir à nouveau, cette fois-ci pour une dizaine de jours à Palawan (île où est notamment enregistrée l'émission Koh Lanta) avec ma maman! Dur dur...

mercredi 21 janvier 2009

Enfin les vacances !

Me revoilà derrière mon écran, prête à vous raconter mes péripéties durant les quelques jours de vacances que j'ai eus après Noël !
Déjà, resituons les personnages: j'étais accompagnée d'une part d'Alix, ma cousine, qui est venue passer quelques jours aux Philippines, notamment pour Noël. Ca m'a bien fait plaisir qu'elle fasse le déplacement !!! Etait également de l'expédition Georgia, une volontaire néo-zélandaise pour 3 mois aux Philippines, 19 ans, grande sportive, un peu frappée à ses heures, mais avec qui je m'entends très bien! Gina, l'une des pensionnaires de l'Ecole de Vie dont la famille est originaire de Banaue, nous a également accompagnées sur la première partie de notre périple.
Le 26 décembre, donc, départ de Balanga, direction Manille pour essayer de trouver un bus qui nous emmenera à Banaue, l'une des villes où se concentrent les fameuses terrasses de riz, inscrites au patrimoine mondial par l'UNESCO. Malheureusement, n'étant pas les seules à avoir eu l'idée de nous rendre à Banaue après Noël, les bus sont déjà pleins... On finit tout de même par nous proposer 4 places dans un bus dans la rangée centrale, que nous nous voyons bien obligées d'accepter, faute de mieux. C'est donc parti pour 8 à 10h dans un bus un peu miteux sur des strapontins !!!!

Entre la clim' en panne au départ, le bus qui part dans la mauvaise direction et qui s'arrête dans un espèce de hangar mal famé pendant près d'une heure, les pauses où, si une personne au fond du bus veut sortir, tous ceux de la rangée du milieu doivent sortir aussi, autant dire que rien que le voyage méritait le détour ! Bien folklo !
Enfin nous finissons par arriver à Banaue où Gina nous fait office de guide touristique ! On en profite pour se moquer des touristes qui se font entuber à plein régime par des chauffeurs de jeepneys peu scrupuleux qui n'hésitent pas à tripler voire quadrupler leurs tarifs dès qu'ils ont affaire à un blanc ! Etant accompagnées d'une locale, même si ça ne se fait pas tout seul, la négociation est plus facile pour nous !

Après une bonne heure de jeepney sur une route de montagne glissante et ultra cabossée (mieux vaut ne pas trop avoir le vertige !!!), nous arrivons en haut de la montagne qu'il faut descendre pour atteindre Batad, petit village où la culture du riz en terrasse est omniprésente. Malheureusement, nous nous trouvons prises dans les nuages et la pluie et ne pouvons pas profiter du paysage autant que nous le souhaiterions... D'autant qu'il fait froid (nous sommes en montagne !!!), qu'il pleut, que le chemin est archi boueux et que je n'étais pas du tout équipée pour une telle marche !
Enfin on va pas se plaindre, on a quand même pu prendre quelques photos, et profiter de quelques éclaircies pendant l'après-midi qui nous ont permis d'apprécier la splendeur du paysage :

En allant vers Batad.

Batad...

Contrairement à ce que nous avions initialement prévu, nous n'avons passé qu'une nuit à Batad et sommes reparties plus tôt que prévu pour Manille : le temps ne nous permettait pas vraiment de visiter dans de bonnes conditions, certains endroits étant même rendus inaccessibles par la pluie !


Deuxième partie du voyage: Busuanga, une petite ile au nord-est de Palawan :


Nous y avons passé quelques jours au cours desquels nous avons pu visiter un peu les îles voisines en louant une bangka, bateau local, fait un peu de plongée (snorkeling uniquement), découvert l'île à moto, etc. Et bien sûr, réveillon du 31/12 avec un couple de Danois très sympas rencontrés à notre arrivée !


Quelques images valent parfois mieux que de longs discours :


Coron Island

Kayagan lake (Coron Island)




Notre fameuse bangka !

Georgia, moi, et nos fidèles (hum hum...) destriers ! Pas de la nioniotte !

Feu d'artifice pour fêter l'arrivée de 2009 !

Réveillon avec le couple de Danois


Comme vous pouvez le constater, c'est dur les vacances aux Philippines... Et le pire, c'est que je suis obligée de repartir la semaine prochaine, mes amis Anne-Charlotte et Jérémie étant de passage pour quelques jours ! Vraiment dur le volontariat...

jeudi 8 janvier 2009

Bon, voilà : j’ai 1h devant moi avant de retourner travailler, je vais donc essayer de vous peindre le tableau de mes dernières semaines si chargées !

Pour commencer, j’ai attaqué début décembre les « vrais » cours de tagalog : autrement dit, j’ai passé pendant les 2 premières semaines du mois 3 à 4 jours/semaine sur Manille à cet effet. Les cours se sont bien passés, mais je me rends compte qu’il va me falloir énormément de travail perso pour pouvoir avancer ! Il faut que je m’organise, ce n’est pas gagné d’avance !

Une partie de mon job concerne les parrainages des filles : outre l’aspect sous, je dois leur faire envoyer régulièrement des lettres donnant de leurs nouvelles, et en particulier au moment des fêtes. Donc à moi de courir après les filles pour obtenir leurs lettres, puis traductions, mots personnalisés aux parrains le cas échéant, etc. Ca remplit bien les journées !!! D’ailleurs, en parlant de parrainage, une nouvelle « promo » de filles devrait intégrer l’Ecole de Vie dans quelques mois, nous aurons donc besoin de nouveaux parrains. Avis aux amateurs !!! Pour ceux qui seraient intéressés, n’hésitez pas à me contacter, je vous donnerai plus de détails et d’explications !

Et puis surtout, décembre m’a permis d’assister aux festivités de Noël philippines ! Là où en France, Noël a perdu pas mal de son côté symbolique, ici c’est une véritable fête et tout le monde s’y prépare longtemps à l’avance : dès le mois de septembre, on commence à entendre des chants de Noël dans les magasins !
Pendant la semaine qui a précédé Noël, tous les garçons et filles d’ACAY étaient présents à Balanga, et outre les préparations culinaires et décorations pour le jour J, le moment était aussi aux « carolings », autrement dit, tous les jeunes (du moins ceux de l’association) répètent des chants de Noël telle une chorale, et vont les chanter sous les fenêtres des maisons alentours, dans l’espoir de collecter quelques sous qui permettront d’offrir des cadeaux aux familles de chacun. Très sympa, même s’il faut bien l’admettre, j’étais contente que ça se termine enfin !
Le 24 décembre, tout le monde est sur son 31. On attaque avec un petit apéro, puis, bien entendu, messe ! A notre retour, le père Noël était passé par là, et le sapin entouré de dizaines de cadeaux ! L’ouverture des cadeaux a été un grand moment, tout le monde était un peu fou et chacun a été bien gâté ! Suite à cela, dîner, avec attention, possibilité de manger autre chose que du riz (des spaghettis par exemple, mets de « fête » ici), youpi !!!

Quelques petites photos pour illustrer tout ça :


Les boys, beaux comme des camions avec leurs chemises et leurs cravates (il n'ont pas encore intégré le concept que les carreaux et les rayures n'allaient pas du tout ensemble... Ca viendra, je ne perds pas espoir!)

Les filles et leur cadeau suprise: une super télé de compétition (offerte par un donateur...) !!! J'suis même pas jalouse...

Le fameux repas du réveillon


Nous, tout simplement...


Le 25, re-messe. Puis repas de Noël (lasagnes !!!). L’après-midi s’est tenu l’annuel « Christmas show » : c’est LE jour où les sœurs, staffs et volontaires organisent un spectacle pour les jeunes (d’habitude c’est l’inverse). Rien de grandiose, mais les jeunes l’attendent tellement que c’est rapidement la folie ! Cette année, nous avons fait un mix entre « Questions pour un champion » et « Une famille en or ». 3 familles : les « smart », les « cute », et celle dont je faisais partie, la meilleure à mon avis (eh eh), les « punk ». Les jeunes ont tellement crié que je crois que mes tympans sont désormais moins performants. Quelques petites photos pour illustrer :


La famille "smart", très sérieuse!


Et les punks, bien à fond dans leurs rôles...

La photo bonus, juste pour le plaisir !


Je pense que je me rappellerai longtemps de mon 1er Noël philippin. D’autant que passer autant de temps avec les jeunes m’a permis de me rapprocher de beaucoup d’entre eux. Des liens se nouent, des amitiés se tissent, et je suis assez fière d’avoir l’impression de désormais faire partie de cette grande famille ACAY !

Bon, voilà, l’heure touche à sa fin, et je n’ai même pas eu le temps d’évoquer mes vacances qui ont suivi. Ce sera donc pour un prochain post !

lundi 5 janvier 2009

Oulala, pas loin d'un mois sans post sur mon blog! Ca ne va pas du tout ça!!!!

Le programme a été bien chargé, entre préparation de Noël, Noël itself, puis vacances (enfin!!!) ! Promis, je vous raconte tout ça (et il y a matière à raconter!) dès que possible.

En attendant, je vous souhaite une excellente année 2009!

A très bientôt pour avoir de vos nouvelles!