Direction Olongapo, ancienne base militaire américaine, et plus précisément Barrio Barretto, un petit patelin à 5km de là, réputé pour être plus calme, plus nature et moins onéreux. Entre tricycle, bus, jeepney (sorte de mini bus national aménagé sur d’anciennes jeeps américaines) et marche à pied, je crois que nous avons testé quasiment tous les modes de transport terrestres disponibles ! Mais c’était bien sympa !
La preuve en image, dans le bus !
Les fameuses jeepneys qui attendent d’être pleines pour partir.
Nous nous sommes dégoté un petit hôtel, directement sur la plage bien que sans prétention, et plutôt sympa. Installation dans la chambre, baignade, et ce que nous avions commencé à sentir en arrivant jusqu’à l’hôtel se confirme : le nombre de couples « blancs »/petites jeunes philippines est nettement supérieur à ce que j’appellerais la « normale ». C’est officiel, ou presque, nous avons atterri dans un coin où le tourisme sexuel est monnaie courante.
Maintenant, nous en voyons partout : dans la rue, sur la plage, au bar de l’hôtel, dans le restaurant… Nous sommes cernées ! Généralement, les « clients » sont de vieux américains, la soixantaine bien sonnée (parfois moins aussi), bedonnants, tatoués, cheveux longs, et, maintenant que je les vois autrement, complètement écœurants… Les filles quant à elles sont jeunes, voire très jeunes (bien qu’il soit difficile de leur donner un âge, elles ont souvent l’air très jeunes du fait qu’elles sont petites et menues). Trop jeunes ???
Pendant que nous dînons, nous regardons autour de nous, et une multitude de questions nous assaille : déjà, comment font-ils pour se regarder dans la glace le matin ? Où est leur fierté ? Comment peut-on venir à cela ? Et entre eux, est-ce qu’ils se connaissent ? Est-ce qu’ils sont amis ? Est-ce qu’ils se racontent leurs histoires ? Se transmettent-ils leurs « bons plans » ? Comment rencontrent-ils ces filles ? Ont-ils une famille ? Des enfants (nous en voyons certains se balader avec ce qui nous semble être femme et enfants) ? Sont-ils tous venus là pour la même raison ?
Le pire (ou pas), c’est que quand on les voit se balader main dans la main sur la plage, on a presque l’impression que c’est romantique, qu’il y a une vraie relation entre eux. Donc soit nous sommes paranoïaques, et oui, ils s’aiment, soit nous n’avons vraiment rien compris à ce qui se passe ici, soit ils se mentent à eux même (et à la fille ?), se donnant bonne conscience en vivant dans l’illusion qu’ils pourraient tomber amoureux.
Et les filles : sont-elles conscientes de ce qu’il se passe ? Cherchent-elles un passeport pour les Etats-Unis ? Quelqu’un qui pourra les entretenir pendant 1 semaine, 1 mois, ou 1 vie ?
Toutes ces questions nous trottent dans la tête, mais bien sûr, nous n’osons pas les poser… Et puis quoi encore ? Nous, jeunes filles bien éduquées, parler avec ces vieux pervers ? Non mais oh !
Malgré la gravité du sujet, le ridicule de la situation nous fait quand même parfois rigoler : entre le vieux beauf tatoué qui fait de la boxe tout seul sur la plage devant son « harem », ou la jeune fille qui veut, dans un élan de romantisme, courir sur la plage main dans la main avec son « amoureux », qui du haut de ses 65 ans (environ) ne réussit à « courir » que pendant 3 secondes, c’est parfois franchement risible !!!
A tout cela, la pluie est venue ajouter son grain de sel ! A notre retour, on nous apprend qu’en effet, un typhon est en préparation, d’où le sale temps ! Personne n’aurait pu nous prévenir ????
Maintenant, nous en voyons partout : dans la rue, sur la plage, au bar de l’hôtel, dans le restaurant… Nous sommes cernées ! Généralement, les « clients » sont de vieux américains, la soixantaine bien sonnée (parfois moins aussi), bedonnants, tatoués, cheveux longs, et, maintenant que je les vois autrement, complètement écœurants… Les filles quant à elles sont jeunes, voire très jeunes (bien qu’il soit difficile de leur donner un âge, elles ont souvent l’air très jeunes du fait qu’elles sont petites et menues). Trop jeunes ???
Pendant que nous dînons, nous regardons autour de nous, et une multitude de questions nous assaille : déjà, comment font-ils pour se regarder dans la glace le matin ? Où est leur fierté ? Comment peut-on venir à cela ? Et entre eux, est-ce qu’ils se connaissent ? Est-ce qu’ils sont amis ? Est-ce qu’ils se racontent leurs histoires ? Se transmettent-ils leurs « bons plans » ? Comment rencontrent-ils ces filles ? Ont-ils une famille ? Des enfants (nous en voyons certains se balader avec ce qui nous semble être femme et enfants) ? Sont-ils tous venus là pour la même raison ?
Le pire (ou pas), c’est que quand on les voit se balader main dans la main sur la plage, on a presque l’impression que c’est romantique, qu’il y a une vraie relation entre eux. Donc soit nous sommes paranoïaques, et oui, ils s’aiment, soit nous n’avons vraiment rien compris à ce qui se passe ici, soit ils se mentent à eux même (et à la fille ?), se donnant bonne conscience en vivant dans l’illusion qu’ils pourraient tomber amoureux.
Et les filles : sont-elles conscientes de ce qu’il se passe ? Cherchent-elles un passeport pour les Etats-Unis ? Quelqu’un qui pourra les entretenir pendant 1 semaine, 1 mois, ou 1 vie ?
Toutes ces questions nous trottent dans la tête, mais bien sûr, nous n’osons pas les poser… Et puis quoi encore ? Nous, jeunes filles bien éduquées, parler avec ces vieux pervers ? Non mais oh !
Malgré la gravité du sujet, le ridicule de la situation nous fait quand même parfois rigoler : entre le vieux beauf tatoué qui fait de la boxe tout seul sur la plage devant son « harem », ou la jeune fille qui veut, dans un élan de romantisme, courir sur la plage main dans la main avec son « amoureux », qui du haut de ses 65 ans (environ) ne réussit à « courir » que pendant 3 secondes, c’est parfois franchement risible !!!
A tout cela, la pluie est venue ajouter son grain de sel ! A notre retour, on nous apprend qu’en effet, un typhon est en préparation, d’où le sale temps ! Personne n’aurait pu nous prévenir ????
Ce n’était pas vraiment ce que nous en attendions, mais nous avons quand même bien « coupé » pendant ce petit week-end. Nous avons bien profité de la table proposée par le restaurant de l’hôtel, pouvant déguster pour la première fois depuis notre arrivée vin (UN verre…), pizzas, coupes glacées (youpi, pas un grain de riz à l’horizon de mon assiette !!!)… Et puis la plage était quand même sympa !

11 commentaires:
Trop dur !
Bon, je vois que le "sun" n'était pas au rendez-vous, mais ce devait être bien agréable, malgré tout, de déconnecter de d'aller à la plage... en fermant les yeux pour ne pas voir ce qui s'y passait !
Bon rassurée que vous puissiez vous balader et vous détendre un peu quand même!
bouzouuuuuuuu
la viet
Alfreda, tu es démasquée !
Johnny!
Paul-Loup!
Rentrez à la maison tout de suite!
Alfreda n'a pas trompé grand monde bien longtemps je crois...
Il n'y a pas de jeunes petits philippins à tout hasard?
Ah non, mince, je suis trop jeune!
Franchement Kaka, tu comprends rien à l'amour!
On ne t'a jamais dit que l'amour n'avait pas d'yeux, pas d'âge, pas de religion, pas de valeur marchande... Relis ou revois les grands classiques du genre : Cendrillon, Dirty Dancing, Coup de foudre à Notting Hill, Roméo et Juliette, etc.
Non mais je vous jure, ces gens qui voient le mal partout!!!
Hélène (l'autre).
Hello,
Une chose est sure, la dure réalité de la vie, tu ne peux la louper, à chaque fois que tu pars qq part, paf tu t'en prends un bon petit bout.
Bon, c'est bien que vous ayez tout de même réussi à "couper" et à profiter de la plage.
Bon courage !
Cécile
Alfreda, qui cela peut-il bien être ?
Bon, on est déjà le 1er octobre. C'est quand la suite des péripéties ?
Toi aussi, Mori7...
Alors, elle vient la suite ?
L'impatience grandit dans les rangs... foi d'Alfreda !
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